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L’orgue

L’orgue de chœur de l’église de Fayl-Billot est un instrument de style romantique construit avec des matériaux de diverses provenances, à Paris et sans doute en région, vers 1843. L’orgue fut offert en 1869 par Monseigneur Darboy, archevêque de Paris, natif de Fayl-Billot (voir historique).

L’orgue restauré en 2013-2014 est ainsi composé :
Grand-orgue : Montre 8, Bourdon 8, Flûte harmonique 8, Prestant 4, Plein-Jeu III
Récit expressif : Gambe 8, Cor de nuit 8, Voix céleste 8, Flûte Octaviante 4, Octavin 2, Trompette 8, Basson-Hautbois 8
Pédale : Soubasse 16
Effets : Tirasse Grand-orgue, Tirasse Récit, Accouplement II/I, Expression récit

Cet instrument romantique (ainsi appelé car construit au XIX° siècle et possédant des registres et un caractère correspondant à un style dit romantique) a un caractère spécifique : c’est ce qu’ont dit tous les organistes qui l’ont joué, jeunes lauréats du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon comme Octavian Saunier, ou organistes chevronnés comme Suzanne Chaisemartin ...). Ses tuyaux et son positionnement dans le chœur de l’église lui confèrent ce caractère à part (ce qui est vrai pour beaucoup d’orgues !..).
Sa descente de la tribune au début des années 60, a défrayé la chronique à l’époque : il y a eu les pour et surtout les anti... Certains ont même quitté la chorale et certains même ne sont plus allés aux offices !..

Et pourtant, demandez à n’importe quel spécialiste : un orgue de chœur doit être "en bas", dans le chœur !

L’orgue est l’instrument par excellence de la liturgie. Monseigneur de Metz-Noblat l’a rappelé lors de la bénédiction du 5 juillet 2014. Et Vatican 2 le rappelle avec force : "on estimera hautement, dans l’Église latine l’orgue à tuyaux comme l’instrument traditionnel dont le son peut ajouter un éclat admirable aux cérémonies de l’Église et élever puissamment les âmes vers Dieu et le ciel".

Un peu de technique...
Quelques sites : http://www.euskomedia.org/PDFAnlt/musiker/19/19281310.pdf
http://fr.wikipedia.org/wiki/Orgue
http://orgue.volutes-abstruses.com/defintion.htm

...en bref :
Qu’est-ce qu’un orgue ? Comment fonctionne l’orgue ?
Un orgue à tuyaux comme celui de Notre Dame en sa nativité de Fayl-Billot est un instrument de musique à vent, composé de 784 tuyaux que l’on fait chanter en y introduisant de l’air au moyen d’une soufflerie (alimentée par un moteur électrique).
Le musicien – l’organiste - joue de l’orgue assis à la console. C’est le poste de commande de l’instru¬ment. Dans le cas de l’orgue de Notre Dame en sa Nativité de Fayl-Billot, il y a deux claviers : celui « du bas », le plus près des mains, s’appelle le grand orgue, celui juste au-dessus, s’appelle le récit expressif. A droite et à gauche des claviers, sont disposés les tirants improprement appelés « jeux » qu’il faut appeler registres. L’orgue de l’église Notre Dame de Fayl-Billot possède 13 jeux ou registres …
Grand-orgue : Montre 8, Bourdon 8, Flûte harmonique 8, Prestant 4, Plein-Jeu III
Récit expressif : Gambe 8, Cor de nuit 8, Voix céleste 8, Flûte Octaviante 4, Octavin 2, Trompette 8, Basson-Hautbois 8
Pédale : Soubasse 16
Effets : Tirasse Grand-orgue, Tirasse Récit, Accouplement II/I, Expression récit
Grâce aux accouplements, il est pos¬sible d’actionner les touches de plusieurs claviers à partir d’un seul. C’est une commodité pour l’organiste qui peut ainsi multiplier et varier ses plans sonores sans changer de clavier. L’organiste, à la différence du pianiste, peut utiliser ses pieds qui se meuvent avec agilité en agissant soit de la pointe, soit du talon sur le pédalier. Ce clavier-pédalier permet de jouer comme avec les mains et également d’accoupler les différents claviers au pédalier grâce aux « tirasses » …
Les 784 tuyaux offrent une grande diversité de taille, en hauteur, en largeur ou en diamètre… Suivant une très ancienne coutume, le calcul se fait en pieds, le pied représen¬tant trente-trois centimètres. Ainsi la Soubasse de 16, c’est-à-dire de seize pieds (on écrit 16’), signifie que le tuyau le plus grave mesure 16’ de hauteur soit 5,28 m…
La connaissance des jeux ou registres, et de leur association harmonieuse (les bons mélanges...) fait intervenir la notion de registration. La différence de timbre entre les jeux provient essentiellement du mode de fonctionnement des tuyaux.

Quand l’organiste enfonce une touche (ou plusieurs en même temps car il a deux mains dix doigts et deux pieds !..) d’un des deux claviers de cet orgue ou du pédalier, cela fait passer l’air jusqu’au tuyau, par l’intermédiaire de tuyaux raccordant les « sommiers » aux tuyaux.
Les « sommiers » sont un peu le cœur-poumons de l’orgue. Le sommier fournit l’air sous pression aux tuyaux sonores en fonction des touches actionnées et des registres (ou jeux, c’est-à-dire des familles de tuyaux produisant des sons différents, graves aigus etc. …) sélectionnés par l’organiste. Le sommier est une partie très délicate dans l’orgue : il assure une distribution quasi parfaite du « vent » (air sous pression) venant du moteur et la distribue aux registres sélectionnés, sans fuites d’air ( ce qui, alors, pourrait faire « corner » l’instrument… en laissant chanter certains tuyaux alors même que les touches ne sont pas enfoncées !..). L’étanchéité doit ainsi être parfaite dans les sommiers (qui ont été refaits durant cette restauration de 2013-2014).
Pour être plus précis, l’air ou le « vent » arrive à la partie inférieure du sommier dans une sorte de caisson étanche (la laye). Il sort par un passage par une soupape actionnée par l’organiste (…depuis le clavier, par une touche, reliée par des tringles ...appelées « vergettes » ! La tige qui tire une soupape pénètre dans le sommier au travers d’une boursette en cuir très souple qui assure l’étanchéité tout en permettant le mouvement… Puis, la soupape s’abaissant, elle laisse pénétrer l’air dans la gravure, long canal central correspondant à une note. Les gravures sont délimitées par une série de cloisons parallèles. Au-dessus des gravures est plaquée la table percée de trous correspondant aux rangées de tuyaux ou jeux, et aux notes. Cette table est surmontée d’un registre mobile qui coulisse comme un tiroir plat percé de trous et correspondant à un jeu. Le registre supporte la chape percée de trous identiques. Pour faire parler les tuyaux, on abaisse les touches du clavier, le registre étant tiré, ses trous corres¬-pondent à ceux de la table et de la chape : l’air peut donc faire chanter le jeu choisi !..